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| 2007-01-10 15:32:56 |
Google sans Earth au Maroc
Internet au Maroc est de plus en plus sous haute surveillance. Ce n’est plus une hypothèse, mais une tendance lourde qui se confirme mettant un terme à l’exception marocaine comme étant le pays arabe le plus libéral dans la tolérance du développement du Net.
En mois d’août, les accros de Google Earth, ont été surpris de voir que ce joyau technologique de la cartographie satellitaire n’est plus accessible au Royaume.
Traduisez : après les sites du Polisario, du mouvement Al Adl Wal Ihssan, le périmètre du sensible et des lignes rouges « numériques » s’élargit.Dès lors, à court terme, le risque prévisible et possible est de généraliser la démarche de censure sur la toile. Rien n’exclut qu’un jour Google, cette fois le moteur de recherche, soit censuré au Maroc parce qu’il référence des sites du Polisario, des mouvements islamistes non autorisés, du porno et toute autre ligne rouge «numérique ».
Le paradoxe dans de tels incidents de censure réside dans le fait que le pays n’hésite pas à afficher une ambition offensive pour promouvoir le secteur des TIC. Or, les investisseurs dans les domaines de l’internet et les TIC, prennent en considération le paramètre du degré des libertés publiques y compris le respect de la libre circulation de l’information sur le net.
Il ne suffit pas d’avoir une bonne infrastructure télécoms et des tarifs compétitifs pour se raccorder à l’ADSL, encore faut-il garantir un cadre de liberté clair et citoyen pour promouvoir l’usage, l’appropriation et l’investissement dans les TIC.
La censure numérique est un risque non seulement pour les libertés publiques, mais aussi un bug qui menace la stratégie «Emergence » chère à plusieurs ministres de notre gouvernement. La lutte contre le chômage par la création de l’emploi dans le secteur des TIC ne pourra jamais se faire avec une approche sécuritaire de la toile.
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